Recettes traditionnelles de Pâques (3) “Las torrijas» – “Le pain perdu”

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Nous terminons aujourd’hui nos recettes traditionnelles de Pâques avec un plat très facile à préparer et très représentatifs des festivités de Pâques en Espagne : les « torrijas » ou pain perdu en français.

On raconte que le pain perdu fût inventé par les Romains. D’ailleurs, selon le journaliste d’El País: Miguel Ángel Bargueño, le gastronome romain du premier siècle Marcus Gavius Apicius parlait déjà, dans son livre de recettes De re coquinaria, d’un plat appelé “pultes tractogalate” (sorte de beignets de farine et de lait frits) qui ressemble étrangement à notre pain perdu. D’autres, au contraire, pensent que le pain perdu existe depuis plus de 8000 ans et qu’il est né en même temps que l’agriculture et l’invention du pain. Un temps de pénurie et de misère où jeter ne serait-ce qu’un petit bout de pain était impensable voire sacrilège. Aussi, réutilisait-on tous les restes d’aliments pour en faire de nouveaux plats. C’est sans doute comme ça qu’est né le pain perdu.

Ce dont nous sommes sûrs c’est que le terme “Torrijas” n’apparaît dans la langue espagnole qu’à la fin du XVème siècle et qu’elles sont restées pendant longtemps un aliment pour pauvres puisqu’elles permettaient de rassasier une personne en couvrant ses besoins élémentaires avec deux aliments basiques comme le pain et le lait ou le vin. C’est ainsi que, peu à peu, les “torrijas” sont devenues un plat typique de “Pâques” puiqu’elles permettaient de combler la carence de viande durant le Carême par d’autres aliments de grande valeur énergétique. Il faudra, cependant, attendre le lendemain de la « Guerre Civile Espagnole » pour que les « torrijas » s’imposent définitivement comme le plat sucré traditionnel de Pâques.

L’histoire des « torrijas » est bien différente dans d’autres pays. En France, par exemple, les « torrijas » sont appelées “pain perdu” et il se mangeait traditionnellement en janvier. D’ailleurs, l’histoire dit que le nom de « pain perdu » tient son origine du fait qu’on le mangeait le premier lundi après l’épiphanie qui était un jour « perdu » puisque chômé.

Aujourd’hui, les “torrijas” ou “pain perdu” se mangent dans le monde entier et sont élaborées de manières très différentes en fonction des coutumes et de la culture des régions et des peuples.

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